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Activités

Parc National d’Anticosti

SEPAQ ANTICOSTI

25, chemin des Forestiers, Port-Menier

418-535-0156 / Réservations Sépaq

418-463-0863 ou 1 800-463-0863

www.sepaq.com/pq/pan/fr/

Propose des forfaits vacances tout inclus. Location de voitures tout-terrain.

L’unique route qui traverse l’île, revêtue seulement entre l’aéroport et Port- Menier (7 km), est une piste en terre battue à emprunter impérativement avec un véhicule tout-terrain.

 

PARC NATIONAL D’ANTICOSTI

418-535-0156 / 1 800-463-0863

www.sepaq.com/pq/pan/fr/

Saison estivale du la fin juin à la fin août. Accès quotidien adulte : 3,50 $, enfant : 1,50 $, gratuit pour les enfants de 5 ans et moins. Tarif groupe et famille disponibles. Territoire insulaire de 572 km², le Parc national d’Anticosti est d’une beauté sauvage et fascinante. Falaises blanches, canyons vertigineux (canyon et chute Vauréal), grottes secrètes (grotte à la Patate), de somptueuses baies (Baie-de-la-Tour). Cerfs de Virginie, saumons et phoques. Hébergement : auberges (3), chalets de villégiature et 3 campings (47 sites). Activités : excursion en mer (Zodiac), kayak de mer, pêche, randonnée pédestre et équestre, activités de découverte.


ÎLE D’ANTICOSTI

 

Géographie

Située dans l’estuaire du Saint-Laurent, à 35 km au sud de l’archipel de Mingan et à 72 km au nord-est de la Gaspésie, l’île d’Anticosti est longue de 222 km et d’une largeur maximale de 56 km. Avec ses 7 953 km², c’est la plus grande du fleuve. Elle occupe une position clé, à l’entrée de la route maritime qui pénètre au coeur du Québec et du Canada. Jadis les bateaux la redoutaient comme la mort, l’évitant autant que possible, en raison de la plate-forme sous-marine et rocheuse qui l’entoure, du brouillard épais et des violentes tempêtes qui jetaient les navires à la côte (naufrages du brigantin Mary en 1690, de La Renommée en 1736, du Wilcox en 1954, épaves du La Fayette Brown et du chalutier Le Calou, échoué en 1982). Sa réputation de cimetière du golfe s’accompagnait aussi de récits de naufrageurs, de détrousseurs de cadavres et de massacres à faire frémir, telle la tragédie du Granicus en 1828. Tantôt baignée d’une lumière cristalline, tantôt enveloppée d’un manteau de brouillard opaque, l’île culmine à 312 m. Couverte de forêts de conifères ou de tourbières, sillonnée d’une centaine de rivières que remontent, chaque été, les saumons de l’Atlantique, elle constitue un territoire de prédilection pour les chasseurs. Aujourd’hui, la quasi-totalité de l’île est une réserve provinciale couvrant 4 575 km². Le climat de l’île subit l’influence du courant froid du Labrador. Par rapport au continent, on enregistre 10°C en plus l’hiver, et 10°C en moins l’été : il fait en moyenne 11°C en février, le mois le plus froid, et 14°C seulement en juillet. Moins arrosée que les Provinces Maritimes et la Gaspésie, l’île est soumise l’hiver à des vents dominants soufflant du nord-ouest. Ils atteignent des pointes de 105 km/h à 129 km/h, provoquant de fortes accumulations de neige, tandis que l’été, les vents humides du sud-est contribuent à adoucir la température. Le brouillard sévit 35 jours par an à l’ouest et 70 jours à l’est.

 

Végétation

L’île est couverte d’une forêt mixte de conifères et de feuillus, composée d’épinettes blanches et noires, de sapins baumiers, de mélèzes laricins, de bouleaux, ainsi que de mousses, lichens et arbres nains. Les tourbières et marécages occupent le quart de la superficie de l’île. Les baies y sont nombreuses : bleuets, différentes sortes d’airelles (canneberge, airelle à gros fruits, vigne d’Ida et raisins d’ours).


Faune Terrestre

Les ours, trop chassés, ont disparu. Beaucoup d’animaux ont été importés : renards roux, castors, lièvres d’Amérique, cerfs de Virginie, orignaux (1 000 têtes). Le cerf de Virginie s’est si bien adapté aux conditions climatiques et à la forêt boréale que sa surpopulation (120 000 têtes) a entraîné une modification de la forêt. La préférence du cerf pour la pousse de sapin a causé la diminution de cette essence au profit de l’épinette blanche.

 

Faune Marine

Une dizaine d’espèces de baleines fréquentent les eaux du golfe autour d’Anticosti : petit rorqual (longueur de 6 à 9 m, poids de 6 à 8 tonnes), rorqual à bosse (longueur de 11 à 13 m, poids jusqu’à 36 tonnes), rorqual commun (longueur de 18 à 21 m, poids de 40 à 50 tonnes), rorqual bleu (le plus grand animal de la planète : 30 m de long et 135 tonnes). Ces mammifères viennent s’ébattre dans le détroit de Jacques-Cartier. Le phoque gris est très commun autour de l’île. Il atteint 300 kg et son museau long et large lui a valu le surnom de tête de cheval. L’océan est riche en crustacés (crevettes, homards, crabes) et en poissons (capelan, maquereau, hareng, flétan, morue). Les lacs abondent en truites mouchetées, les rivières côtières en truites de mer, et 27 rivières (dont la rivière Jupiter) possèdent le statut de rivière à saumon. Les oiseaux rassemblent 217 espèces, dont le guillemot à miroir, la mouette tridactyle, le macareux moine et le pygargue à tête blanche.

 

Histoire

Les fouilles archéologiques entreprises sur l’île ont révélé des traces d’occupation humaine vieilles de 3 500 ans. L’île était un terrain de chasse où s’affrontaient régulièrement les pacifiques Indiens Montagnais de la Côte-Nord, les chasseurs micmacs des régions atlantiques, les farouches Iroquois du Saint-Laurent et les Inuits du Grand Nord, leur ennemi commun. Les pêcheurs basques fréquentaient, eux aussi, les eaux d’Anticosti, riches en morue, flétan, phoque gris et baleine. Dès son premier voyage en 1534, Jacques Cartier atteste son existence.

Mais c’est Champlain qui, le premier, la mentionne sous l’appellation Anticosty, déformation probable de « Nadicousti », le nom que lui donnaient les Iroquois. Toutefois, l’île ne commença à se peupler que lorsque Louis XIV la concéda à Louis Jolliet (1645-1700), hydrographe et explorateur né à Québec d’une famille originaire de La Rochelle, à titre de récompense pour son expédition dans la baie d’Hudson. Après la conquête anglaise, Anticosti fut annexée en 1763 à Terre Neuve, devenue elle-même colonie britannique. Cette dernière la rétrocéda à Québec en 1774, qui la rendit à Terre- Neuve en 1807. Terre-Neuve l’engloba alors dans le Grand Labrador, s’étendant à cette époque jusqu’au Nouveau- Brunswick. Au cours du XIXe siècle, l’île changea souvent de propriétaire. On y fit construire une série de phares afin de diminuer le nombre des naufrages. En 1873, l’Anticosti Company, puis d’autres sociétés comme la Stockwell Company, tentèrent de la coloniser mais sans succès. Héritier d’une fortune familiale, l’industriel français Henri Menier, le roi du chocolat, joua un rôle considérable dans l’histoire de l’île. Cet homme d’avant-garde, qui s’intéressait à l’électricité, à l’aviation et à l’automobile, était aussi un grand amateur de chasse et de pêche.

À la recherche d’une terre vierge qui serait à la fois un investissement et un lieu où il pourrait s’adonner à sa passion, il acheta Anticosti en 1895 et entreprit de l’aménager. Il fit nommer son ami, Georges Martin-Zédé, administrateur de l’île et le chargea de faire respecter les règlements très stricts qu’il avait établis, afin de développer le village de Baie-Sainte- Claire, l’industrie du bois (bois d’oeuvre, pâte à papier) et la pêche au homard. L’île devint un véritable fief féodal où les gouvernements n’avaient plus juridiction. Afin de faciliter le transport du bois, il fit édifier Port-Menier. L’industriel français dépensa sans compter pour transformer l’île en un paradis privé. Pour diversifier la faune déjà riche en ours, martres et renards, il introduisit une centaine de cerfs de Virginie, puis des castors, orignaux, caribous et lièvres. Pour combattre les moustiques, il fit assécher les marais et importa des grenouilles. Les nombreux cervidés étaient aussi destinés à attirer sur eux les moustiques et les voraces mouches noires. Pour ses séjours et ceux de ses visiteurs, Henri Menier se fit construire un pavillon de chasse. Baptisé le Château, l’édifice mélangeait architectures norvégienne et normande. L’intérieur était somptueux : vitrail en forme de fleur de lys, tapis orientaux, portes de bois sculpté, tableaux de maîtres, salle de réception, bibliothèque. Le Château était même équipé de l’électricité et de de bains en marbre dotées d’eau courante.

À la mort d’Henri Menier, en 1913, son frère Gaston hérita de l’île. Mais ce dernier, qui avait désapprouvé les dépenses financières engagées dans l’île et qui commençait à ressentir les difficultés économiques de l’industrie chocolatière, revendit Anticosti en 1926 à l’Anticosti Corporation, consortium de plusieurs sociétés canadiennes de pâte à papier. Laissé à l’abandon, le Château Menier fut finalement détruit en 1953. L’Anticosti Corporation s’engagea dans l’exploitation forestière ce qui, avec l’arrivée de bûcherons, entraîna l’accroissement de la population locale. L’Anticosti Corporation devint, en 1966, la Consolidated Bathurst Incorporated (Consol). L’exploitation du bois ayant cessé d’être rentable, l’île fut vendue en 1974 au gouvernement du Québec. En 1982, le gouvernement découpa l’île en pourvoiries, chargées d’organiser la chasse, la pêche et les activités de plein air, et en 2001, il acquiert le parc désormais géré par la Sépaq.